La Maison

Un malin plaisir

C’est sans nostalgie et avec beaucoup d’amusement que nous nous sommes rappelé que lors de nos 10 premières années d’existence, nous avions pris un malin plaisir à user de structures créatives moins orthodoxes pour partager le fruit de cette audace auprès du grand public dans une création singulière… Que l’on pense à notre production « Les envahisseurs » dont la plume de cinq auteurs se succédait pour donner une pièce qui regorgeait de rebondissements… Ou encore, à notre création « Semi-détaché » dont l’origine, tout droit sortie de l’imaginaire d’un concepteur de décors, Jonas Verrof Bouchard, proposait à trois auteurs, Fanny Britt, Nico Gagnon et Stéphane Hogue, un lieu unique où s’enchainaient la puissance de l’imaginaire et la singularité de chacune de leurs plumes pour créer des univers différents.

Cherchant à nous mettre sans cesse au défi, nous avons donc abordé la conception de la prochaine œuvre théâtrale en changeant le code génétique de la pièce dès sa gestation, c’est ainsi que nous avons choisi cette année quatre autrices pour écrire notre plus récente création estivale.

Cette fois-ci, nous avions le goût d’unir les forces de chacune. Travailler en collectivité. Chacune d’entre elles possédant une expérience distincte et une voix unique, nous avions envie qu’elles mettent leur imaginaire sur la table afin de rebrasser le tout. Or, comme ces artistes sont généreuses et authentiques, les idées ont afflué, les échanges ont rebondi et chacune d’entre elles a proposé, discuté, influencé et choisi.

Le choix de créatrices

En 2016, une prise de conscience s’est amorcée lorsque plusieurs auteures féminines ont fait le bilan de leur place dans l’espace public et constaté leur présence anémique dans les programmations théâtrales au Québec. Depuis, un certain élan s’est concrétisé et nous avons pu constater des initiatives positives pour mettre en valeur la place des femmes dans la dramaturgie québécoise. Le Petit Théâtre du Nord a d’ailleurs toujours été sensible à cette question et c’est pourquoi depuis 20 ans nous avons volontairement privilégié des choix en ce sens. C’est pourquoi il nous apparaissait naturel de mettre en lumière cette parole. Et comme pour prouver qu’elle est riche et multiple, nous n’en voulions pas une, pas deux, mais bien quatre !

C’est aussi grâce à elles que l’on doit la revendication du mot « autrices », qui, soit dit en passant, existait bien avant. Et c’est bien sûr par solidarité et par affinité que nous l’utilisons aujourd’hui.

La maison

Il est difficile de vous décrire l’histoire de La maison puisqu’il s’agit de plusieurs histoires reliées entre elles, dont nous ne voulons révéler le secret. Mais l’expérience à laquelle nous vous convions sera comme la découverte de la maison d’un ami : lorsque vous entrez, vous y ressentez une ambiance générale, une atmosphère personnelle, propres à chaque foyer. Puis, vous pénétrez dans une autre pièce, dans un nouvel environnement, ayant toujours ce lien avec le reste. Vous vous y posez, le temps d’en capter l’essence, de rire un bon coup et poursuivez votre visite. Dès lors, votre ami vous est de moins en moins inconnu, vous saisissez ce qui le distingue, et cet accès de proximité en change votre perception à tout jamais…

La maison nous fera vivre un voyage à travers le temps, dans une multitude d’univers appartenant à une même histoire… Voilà l’expérience que vous pourrez vivre au Petit Théâtre du Nord cet été.

Synopsis

Imaginons un lieu traversé dans le temps et habité par quatre générations. Quatre histoires distinctes dont chaque univers sera pourtant relié par un élément commun. Un passage à travers le temps où chaque époque sera porteuse de souvenirs…

Distribution

Avec Antoine Durand, Geneviève Alarie, Annick Bergeron, Luc Bourgeois et Kim Despatis, dans une mise en scène de Sébastien Gauthier.

20 juin au 23 août, à Blainville.
Jeudi / vendredi / samedi | 20 h.
Notez qu’il y a relâche
les 25, 26 et 27 juillet.

Salle de presse

La vérité se cache entre les murs

« […] La maison est un véritable terrain de jeu pour cette solide distribution à qui l’on a confié une kyrielle de personnages dont ils se servent allègrement pour montrer l’étendue de leur palette. »

— Claude Desjardins, Nord Info

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Salle de presse

Maryse Warda, auteure d’un été

« Il résulte du processus quatre univers aux tons “assez différents”, mais liés par un objet qui traverse le temps. La maison est un “chassé-croisé d’événements entrelacés, avec de très bons comédiens” […], résume la coauteure, sans trop en dévoiler. Les créateurs veulent manifestement conserver un élément de mystère autour du spectacle. Sans être “vraiment” un thriller, la pièce distille des secrets sur ses personnages. »

— Marie Labrecque, Le Devoir

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Salle de presse

Théâtre: Les sorcières de Ormstown

« La nouvelle création estivale du Petit Théâtre du Nord a été écrite par quatre femmes de générations différentes: Gabrielle Chapdelaine, Rébecca Déraspe, Mélanie Maynard et Maryse Warda. […] La maison est une comédie dramatique se situant dans un lieu qui a vu la situation des femmes évoluer en près de 100 ans. Le metteur en scène Sébastien Gauthier nous en parle. »

— Mario Cloutier, En toutes lettres

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Salle de presse

Mélanie Maynard ressort sa plume

« Déraspe s’est vu attribuer les années 20, Warda, les années 50, et Chapdelaine, les années 70. Mélanie Maynard ? Elle a planté ses personnages dans les années 80, mais son travail ne s’est pas arrêté là : elle a aussi hérité de la délicate tâche de tisser des liens entre toutes ces histoires, toutes ces époques, mais aussi toutes ces plumes distinctes. »

— Stéphanie Morin, La Presse

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