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La Grande Sortie

de Mélanie Maynard et Jonathan Racine

2011

À travers une étape de vie, une mère et ses enfants apprennent à réconcilier leurs divergences et à retrouver leurs origines

Juin – Août 2011 au 1000, chemin du Plan Bouchard, Blainville

Janvier – Février au Théâtre du Rideau Vert (Montréal), à travers le Québec en 2014–2015

Mise en scène
de Jonathan Racine

Interprètes
Sarah Desjeunes (2011 et 2015), Suzanne Garceau, Sébastien Gauthier, Mélanie St-Laurent, Sonia Vachon (2014).

Équipe de production 
Décors et accessoires Julie-Christina Picher / Costumes Claudya Ruel / Éclairages Martin Gagné / Musique Jonathan Racine / Vidéographie Josée Brouillard / Recherche photos Élisabeth Cloutier / Assistance à la mise en scène et régie Martine Richard / Direction de production Emmanuelle Nappert / Assistance à la direction de production Maude Serrurier.

Extrait texte

MARTHE
Je serais heureuse de même, moé. Les enfants aux alentours, devant la télé. On regarderait tout’ ensemble, mes images, à moé. Comme si quelqu’un m’avait filmé ma vie. Y paraîtrait que quand tu meurs, si ce que tu vois dans ton film est trop laid, ben quand les portes du paradis s’ouvrent pis que tu vois la lumière, t’as tellement honte que c’est toé-même qui veux pas rentrer dans le paradis. Tu le sens tu-suite que tu le mérites pas. C’est comme si le film était assez pas bon que tu te sentirais mal de sortir dehors après avoir joué dedans. Un temps Paraît que c’est ben fort c’te lumière-là ? Comme chez le dentiste, mais t’es pas obligé de t’ouvrir la bouche ! J’espère qu’y va avoir d’la musique dans mon film. D’la grande musique, avec l’orchestre. Messemble que ce serait ben plus beau si le Bon Dieu aurait mis de la musique dans‘vie. De la musique heureuse quand qu’on est heureux, de la musique trisse quand qu’on est trisse. La musique trisse, ça aide à brailler. Comment ça donc qu’y’a pas pensé à ça, Lui ? Au moins, y’a inventé Beethoven, pis lui, y’a inventé la musique. Y y’avait peut-être pensé dans le fond !

J’arrive, Marcel !

J’espère que dans le film de ma vie, y vont couper des boutes. Le film de Jésus dure six heures pis y’a des boutes longs, imagine soixante-dix ans. J’ai passé trente ans à faire des ménages, y’en aurait des boutes longs. Quand j’fais des ménages, faudrait mettre d’la musique platte.

M’a vider ‘a salle avec mon film. Ça doit être pour ça qu’on est les seuls à voir notre film. Qui c’est que ça intéresse d’autres ? Peut-être les enfants, pis encore… y voudraient jusse voir les boutes de ousqu’y sont là. Ça te vole la vedette pis c’pas long, ça, des enfants. Pis faut écrire fin à fin d’un film. Les films qui écrivent pas le mot fin, on l’sait pas si c’est fini, on dirait. Moé, ça m’énarve les films qui finissent pis que c’est pas clair. On dirait que c’est pas fini pour vrai. Faut dire que quand c’est ton film à toé, tu l’sais c’est quoi la dernière image. Tu dois t’en rappeler, de la dernière image. Tu voulais quoi, Marcel ? T’avais juste le goût de me voir ? On va te débarbouiller un peu.

Salle de presse

« C’est joué avec une telle justesse […] j’ai été soufflé par sa performance (Suzanne Garceau). Si vous avez envie de voir quelque chose de différent, je vous le recommande fortement. […] Une histoire tout à fait touchante. »

— Émilie Perreault, émission radio Que le Québec se lève ! – 98,5 FM

Salle de presse

« On suit avec beaucoup de tendresse ces personnages […] on assiste à des moments très touchants […] parfois dans le drame, parfois dans la comédie, on passe très habilement d’un genre à l’autre […] c’est criant de vérité […] jeu absolument exceptionnel de Suzanne Garceau. »

— Jean-Sébastien Girard, émission radio L’été du monde, ICI Radio-Canada Première – 95,1 FM

Salle de presse

« Nous avons été transportées entre le rire et le drame. »

— Julia, blogue La Cuisine de Julia T & Agathe